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Par Bernard VALLADAS - sources DRAAF, DDAF, INF

Publié le jeudi 06 février 2014 à 09:10

EN 2004, avec 167 100 hectares, la forêt couvre 28,6 % de la Creuse (45,7 % en Corrèze et 25,7 % en Haute-Vienne).

Les feuillus représentent les deux tiers de la surface et des volumes sur pied, mais ce sont les résineux qui alimentent l’industrie du bois pour plus de 85 % du total ; les arbres de haies sont en régression.


Les conditions écologiques (humidité et épaisseur des sols) sont très favorables au développement de l’arbre, en particulier dans le quart sud-ouest du département que l’on qualifie fréquemment de « croissant fertile forestier ». De ce fait, la forêt creusoise connaît un accroissement rapide : environ 8 m3 par hectare et par an pour un
taillis de châtaigniers et 13 m3/ha/an pour une futaie de conifères.


La propriété forestière est essentiellement privée.
Même s’il existe de grandes propriétés, elle est souvent de petite taille et morcelée (nombreuses parcelles rattachées à des exploitations agricoles), ce qui constitue un handicap pour la gestion et l’exploitation, malgré les efforts de certains propriétaires forestiers, aidés du Centre régional de la propriété forestière (CRPF).


Sur le plan du marché, la disponibilité s’accroît surtout pour les résineux (épicéa et douglas) et s’accompagne rapidement d’une augmentation du pourcentage de bois d’oeuvre de qualité.
Mais pour assurer la pérennité de la ressource, une politique forte et à long terme est indispensable, en particulier pour les feuillus (châtaignier).


L’exploitation forestière est devenue moderne et mécanisée.
En 2001, 997 000 m3 sur écorce ont été exploités et commercialisés dont 694 000 en bois d’oeuvre (614 000 en conifères, 80 000 en feuillus).
Seuls 113 000 m3 de sciages ont été obtenus sur place, le reste est transformé hors du département : Saint-Avit (63), Moissannes (87).


Les scieries les plus importantes se situent dans le sud du département (Bourganeuf, Felletin…), la N141 jouant un rôle structurant pour le transport. Le bois d’industrie (trituration) est pour l’essentiel dirigé vers les usines de Saillat (papier) et d’Ussel (panneaux).


Sur le marché du chauffage domestique, en plus d’une autoconsommation de bois de feu, l’utilisation du bois énergie a été relancée avec des aides du contrat de plan État-Région et par des soutiens européens. Elle doit conduire à développer l’installation de chaufferies urbaines et industrielles, qui permettent d’utiliser des produits connexes de scieries et des plaquettes forestières.

 

Cartographie du Bois Limousin

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